Étiqueté : Histoire Moderne
Si le corpus national de vitraux nous offre un regard sur la production artistique de l’histoire française liée à son contexte religieux, les modalités de fabrication, quant à elles, sont une ressource précieuse concernant l’organisation sociale des ateliers ainsi que des échanges possibles entre différents corps de métiers. Les premières traces de baies comblées par des verres plats sont incertaines, la première trace d’une technicité en lien avec le travail du verre en plaque dans le royaume de France a été datée du VIIIe siècle mais les premiers ensembles nous parvenant sont datés du XIIIe siècle, il est cependant certain...
Entre le XVᵉ et le XVIIIᵉ siècle, l’enclos paroissial s’impose en Basse-Bretagne, et plus particulièrement en Léon, comme l’une des places de la vie communautaire populaire bretonne. Désigné en breton par les termes porzhiou-bered ou porzh-iliz (littéralement « cour de cimetière» ou « cour d’église »), c’est à partir des années 1930 que la terminologie française « enclos paroissial » s’impose pour désigner cet ensemble architectural composé d’une église, autour de laquelle s’articule la sacristie, l’ossuaire, le cimetière, et le calvaire. Le tout est ceint d’un muret en pierre et ouvert par une porte monumentale par laquelle entrent et sortent...
La jeunesse d’Henri Henri II de Rohan naît à Blain en 1579 et meurt en 1638 à Königsfelsen en Suisse. Fils aîné de René II de Rohan (1550-1586) et de Catherine de Parthenay (1554-1631), il débute ses premières années hors de la Bretagne, tenue par le duc de Mercœur qui s’est allié aux Guise. C’est un enfant peu intéressé par les pratiques du grec et du latin, pensant qu’il est plus important de se focaliser sur l’histoire, la géographie et les mathématiques qui sont à ses yeux, les clés d’un chef de guerre. Il est également un grand lecteur de...
Dans chaque église paroissiale, chapelle ou confrérie de la paroisse de Plonévez-Porzay, un fabrique était nommé et chargé de la gestion du « temporel » du lieu, tels que les biens matériels, les travaux de réparation ou de construction, les achats nécessaires au culte… Le recteur et les vicaires de la paroisse restaient en charge de l’ensemble du « spirituel ».
Les Églises de fief découlent de la longue entrée de la réforme de Luther qui pénètre dans la société française à partir des années 1520. Véritable bouleversement dans une France de la Renaissance où le clergé catholique est malade et n’arrive plus à répondre aux angoisses des paroissiens concernant le Salut. Face à la Réforme, l’unité des chrétiens vole en éclats. Des Églises protestantes — ainsi qualifiées en référence à la protestation élevée en 1529 par des princes et des villes d’Allemagne hostiles à l’édit de Worms de 1521 — voient le jour. Elles sont fondées sur des bases confessionnelles...
Sans la paléographie, des périodes de l’Histoire seraient méconnues. Faire l’Histoire de l’époque médiévale et moderne est impossible sans déchiffrement des écrits. Cette discipline permet donc de comprendre les événements passés à travers l’écriture.
La correspondance qu’entretiennent le vicomte de Rohan [René II] et le roi de Navarre [Henri III] ne fait pas l’impasse sur l’un des conflits internes majeurs au parti huguenot. Il s’agit d’une rivalité qui oppose les maisons de Laval (avec Guy XIX à sa tête) et de Rohan, deux des familles les plus importantes en Bretagne au xvie siècle, et qui impose un climat délétère dans la noblesse protestante.